Novembre 2002

Samedi 23 novembre : Table de presse à Alternation (squat d’artistes) lors d’un concert. Pas mal de personnes se sont approchées - satisfaites qu’il y ait de l’information et qu’elle soit diversifiée (antispécisme, antisexisme, sur les squats…) –, ont pris des tracts (les dépliants « pourquoi refuser… » ont eu du succès !), voire des brochures (à prix libre) . Quelques discussions. Positif dans l’ensemble. A refaire

Dimanche 24 novembre : Table de presse au marché de Bastille. Quelques personnes se sont approchées de la table, ont pris des tracts. 2 ou 3 discussions brèves et nous voilà reparties ! Bilan : il faudrait être plus visible (au niveau de l’emplacement mais également faire un ou deux panneaux avec des photos ou des affiches que l’on pourrait mettre à côté de la table. Egalement distribuer des tracts pour aller plus vers les gens). A refaire de façon régulière. Prochain rendez-vous le dimanche 8 décembre, vers 10 h 30.

Samedi 30 novembre : présence à la manifestation contre la fourrure (de chats et de chiens…), Gare St-Lazare, Paris, afin de donner un message plus globalisant que le thème initial, à travers un tract destiné aux manifestant-e-s 

NI CHAT , NI CHIEN …

[A propos de la manifestation du 30 novembre 2002 contre les vêtements en fourrure de chat…]

Bien sûr, nous sommes contre la fourrure de chien et de chat…
Mais pas seulement : La fourrure, c’est toujours synonyme de souffrance.
Souffrance de l’animal qu’on élève dans des conditions cruelles (cages étroites et grillagées, stress de l’enfermement, frustration des instincts, etc.)
Souffrance de l’animal traqué, capturé, prisonnier.

Ce qui nous révolte, ce n’est pas que l’on s’attaque à nos gentils amis, les chiens et les chats, nos animaux dits de compagnie - avec le possessif habituel, signe de propriété, comme s’il s’agissait de simples objets à notre disposition - mais c’est toute l’exploitation qui est faite des animaux et qu’on peut voir au quotidien que nous dénonçons.
Si nous trouvons cruel le port de la fourrure, il en va de même pour le cuir qui est la même matière première à la base – puisque c’est ainsi que l’on considère le corps de ceux qui n’ont pas la chance d’appartenir à notre espèce. Ce n’est pas parce que le cuir provient d’une autre espèce animale que ceux dont nous prenons la fourrure que ça le rend plus acceptable.

Ferait-on des vêtements en peau de jeunes enfants ? du fromage au lait de femme ? des steaks d’humains ?
Sous prétexte qu’ils sont d’une espèce différente de la nôtre, les animaux non-humains sont considérés comme des choses, des objets dont on peut disposer comme bon nous semble, surtout quand il y a du profit à faire…
Mais les animaux ont tout comme nous un intérêt à ne pas souffrir, à vivre une vie heureuse, à ne pas être exploités pour le plaisir d’autrui.

Notre engagement va donc bien au-delà d’un coup de gueule contre le sort de ces pauvres chiens et chats : nous dénonçons chaque acte de domination des humains sur les animaux. Nous faisons le choix d’être végétalien-ne-s pour ne pas consommer de produits issus de cette exploitation. Nous ne portons ni cuir, ni laine, ni soie. Nous n’allons pas nous divertir au cirque, au zoo ou devant le spectacle honteux de la corrida.
Ces choix peuvent paraître extrémistes, trop radicaux.
Nous pensons que c’est simplement une question de cohérence. Ce n’est pas toujours facile à mettre en pratique dans notre société où le spécisme est omniprésent, mais nous nous y efforçons car il n’est pas question de cautionner un tel système de domination. Cela ressemble trop au racisme ou au sexisme que nous condamnons dans le même souci d’égalité.

Cette fois, c’est au nom de la mode, une autre fois au nom de la tradition ou au nom de la bonne cuisine, ce sera aussi au nom de la science ou de la Nature…
Arrêtons de nous cacher derrière ces raisons qui nous évitent de nous remettre en question.
Rien ne justifie l’utilisation des animaux par les humains. Tout cela n’est que mauvaise foi et égoïsme.