Interview envoyée le 12.01.2003

téléchargez l'interview du collectif antispéciste au format pdf ici

Présentation du collectif, combien de membres, principales actions, vos champs d’activités…
Nathalie : Le collectif est constitué d’un noyau d’une petite dizaine de personnes. Il fonctionne de façon autogérée. Pour le moment, nos activités se tournent vers l’information/discussion/échange : tables de presse, collages, débats, journées d’information, édition de l’antispéfeuille (feuille d’information), de tracts, d’affiches, organisation de pique-niques végétaliens, la création d’un site internet (http://antispesite.free.fr ), etc. Cela ne nous empêche pas non plus de participer à des manifestations telles que l’écoloparade, des manifs de défense animale ou d’autres luttes (en soutien aux prisonniers par exemple).
Je tiens à préciser que chaque réponse regarde son/ sa auteur-e. Pas de pensée unique dans le groupe !

D’où vient l’antispécisme, quand, principales idées
Julie  : Je pense que nous avons là une opportunité de faire connaître le concept d’antispécisme et ses idées aux lecteurs et lectrices de l’article, on peut en profiter pour expliquer les principales idées.
L’antispécisme désigne la discrimination arbitraire fondée sur l’espèce. Ce terme a été forgé en 1974 par Richard Ryder par analogie avec le mot “racisme”.
Appelé également mouvement pour l’égalité animale, ce mouvement s’est développé depuis 1975, date de parution aux Etats-Unis et en Angleterre de l’ouvrage Animal Liberation - a New Ethic for our treatment of Animals (Libération animale) par Peter Singer, professeur de bioéthique à l’université de Princeton et Oxford. Traduit depuis en dix langues, cet ouvrage a contribué de façon décisive à la naissance du mouvement de libération animale.
L’antispécisme revendique la prise en considération des intérêts propres aux animaux non humains et dénonce le spécisme comme idéologie qui justifie et impose l’exploitation et l’utilisation des animaux par les humain-e-s de manières qui ne seraient pas acceptables si les victimes étaient humaines. Elevés et abattus pour la viande et le cuir, pêchés par millions, torturés dans les laboratoires, enfermés dans les cirques et les zoos, chassés pour les loisirs, les animaux non humains sont traités de la sorte uniquement par ce qu’ils sont d’une autre espèce or ce seul critère, érigé comme référence ne saurait être un critère de choix objectif pour justifier de tels traitements.

C’est contre ces pratiques et cette idéologie de domination que le mouvement de libération animale, l’antispécisme, lutte pour que l’exploitation et la souffrance cesse enfin.

Le mouvement antispéciste m’a l’air d’être assez réduit en France. Il y a peu de pub et pas mal de malentendus. Croyez-vous que les médias puissent un jour livrer une juste image de votre combat, compte tenu de la radicalité de vos positions et du fait que le secteur agro-alimentaire viandiste est un lobby puissant ?
Séverine : Hélas, pas mal d’antispécistes s’ignorent encore. Notre message n’est pas radical mais réaliste, c’est pour cela que les médias ne nous relaient pas, et la plupart du temps essayent de nous ridiculiser. Le mouvement ne serait pas si réduit si nous pouvions informer la population avec les mêmes moyens que les grands lobbies qui concernent l’exploitation animale. Malgré tout, l’information passe doucement. Il n’est pas toujours facile de remettre en question un mode de vie et de militer activement au quotidien. La consommation « Ethique » n’est pas encore la priorité des gens.

Quel est le lien entre végé et antispéciste ?
Séverine : Quand tu es antispéciste, tu es forcément végétalien-ne (qui ne consomme aucun produit animal : viande, lait, œufs etc.). Logique, vu que lorsque tu es antispéciste, tu es contre toute forme de domination. Les antispécistes sont aussi généralement VEGAN (qui ne porte aucune matière animale et qui n’utilise au maximum que des produits d’origine végétale non testés sur les animaux (et donc non testés sur l’humain)). Car effectivement dans une société tellement spéciste, il est rare que nous ayons le choix de ne pas consommer des produits non testés ( ex : l’huile d’olive).

Tout végétarien est-il un antispéciste qui s’ignore ?
Séverine : Il y a deux catégories de végétarien-ne-s : ceux qui le sont pour leur santé et ceux qui le sont parce qu’ils sont contre l’exploitation animale. Dans ces 2 catégories de végétarien-ne-s, tu trouveras des personnes qui seront sexistes ou (et) âgistes ou (et) racistes donc aux antipodes d’un antispéciste... Cependant, tout commence un jour, et beaucoup d’antispécistes ont été végétarien-nes.

Pas mal de personnes sont globalement contre la chasse, les tests sur les animaux, mis ne deviennent pas végé. Pourquoi, manque d‘info ou volonté… ?
Séverine : Tout en sachant qu’il y a une multitude d’explication suivant les personnes… on ne peut pas dire que c’est un manque d’info ou de volonté car les antichasseurs, les antivivisecteurs ou les antifourrures ne considèrent pas que tous les animaux ont des droits mais seulement ceux qui les intéressent, ou ceux qu’ils jugent bon de protéger parmi d’autres. Dans les milieux de la protection animale, l’info circule toujours, un-une anti-vivisecteur aura au moins une fois dans sa vie militante un tract pro-vegan ou une info qui pourrait leur donner une vision plus large, En général, c ‘est toujours un manque d’info, une info qui pourrait leur donner une vision plus large, leur faire comprendre que la souffrance et la domination ainsi que l’exploitation est à combattre sur tous les fronts et ne s’arrête pas à l’espèce, au sexe et – ou – à la nationalité.

Est-ce que le mouvement punk lui-même est très motivé par cette lutte ? Dans les rares festivals où je me suis rendu, particulièrement au VNV, j’ai eu l’impression que pas mal de gens s’en foutaient et étaient juste là pour acheter des cds… cela marque t’il une apolitisation du pnk/HxC ?
Nathalie : Je préfère répondre à cette question vu que peu de personnes dans le collectif connaissent le milieu HC/punk... Malgré un certain aspect politique de cette scène, elle reste tout de même assez axée sur la musique et recrée souvent les stéréotypes qu’elle est censée combattre (sexisme, spécisme, domination de toute sorte…). Il y a tout de même pas mal (tout du moins bien plus que la moyenne), de végétarien-ne-s parce qu’il y a des groupes qui parlent de végétarisme dans leurs textes ou lors d’interviews, qu’il existe des textes d’opinion sur ce sujet dans des zines etc… et que tous les gens ne sont heureusement pas apolitiques.
Acheter des CD… et oui, les CD se vendent mieux que les brochures ou les zines. Comme je le disais, la musique tient une trop grande place pour une scène qui se dit politique…
Au niveau de l’antispécisme, c’est assez le néant je trouve… cela montre les limites de ce milieu.

Dans le milieu libertaire, les luttes antipatriarcales semblent être acceptées, mais il y a toujours une énorme réticence face à la question de la libération animale… y a t-il quelques choses de pourri au royaume d’anarchie ? N’est-ce pas bizarre de voir des libertaires se réfugier derrière des arguments bidons pour pas se remettre en question ?
Nathalie : Les luttes antipatriarcales sont peut-être un tant soit peu acceptées mais concrètement, le sexisme est présent dans ce milieu… je ne m’étalerai pas plus.
Pas mal de libertaires ne veulent pas remettre en question la domination des humain-e-s sur les animaux en prétextant que ce n’est pas leur priorité, par exemple. Ils souhaitent garder leur statut de dominant… et les idées humanistes ne les aident pas à se remettre en question.

D’ailleurs, dans ce milieu, et ailleurs également beaucoup distinguent, lutte politique et lutte pro animale. Cette distinction est-elle viable, et qu’y a t-il de politique dans la lutte antispéciste ?
David : Les luttes menées par les divers groupes dits de « défense animale », qui se cantonnent à dénoncer les diverses formes d’exploitation induites par le spécisme, mènent probablement autant une « lutte politique » que les personnes – dont nous sommes – se revendiquant de l’ « antispécisme ». Seulement, le fait que le mouvement antispéciste soit lié à des luttes dites « politiques » (antiracisme, antisexisme, antiâgisme…) lui donne un aspect plus « politisé » que la défense des animaux, qui n’est pas considérée comme un sujet en soi, suffisamment sérieux pour bénéficier du ô combien sérieux « label politique ». C’est d’ailleurs pourquoi il nous est souvent reproché de faire l’erreur de parler au nom des animaux, en arguant du prétendu caractère artificiel d’une telle démarche, puisque si les animaux ne formulent aucune revendication, c’est qu’ils ne sauraient en avoir ! Ces gens sont aussi sourds que leur saucissons : les revendications politiques des animaux sont toutes entières contenues dans leurs cris, que la plupart des humain-e-s ne souhaitent pas entendre.

Est-ce que devenir végé pour des raisons diététiques marque pour vous une réelle avancée ? N’y a t-il pas un danger avec ces effets de modes que l’engouement retombe aussi tôt ? N’est-ce pas d’ailleurs un problème que végétarisme soit souvent associé à régime ? (d’un point de vue purement antispéciste, devenir végé est un acte spéciste, car c’est devenir végé pas pour le bien des animaux mais pour un bien purement humain, non ?
Julie  : C’est à mon avis un problème face à la libération animale car tout simplement, ces personnes qui se disent végétariennes, alors que certaines mangent du poisson ou même parfois de la viande, donnent une image trouble du végétarisme et n’apportent rien à la cause animale, elle peuvent porter cuir et fourrure, produits testés sur les animaux, du moment que leur santé est préservée puisque c’est leur centre d’intérêt. La crise de la vache folle a effrayé beaucoup de personnes alors on parle désormais de “sécurité alimentaire” mais pas d’amélioration des conditions de vie et de mort des victimes. Cette conversion brutale de nombreuses personnes, en Europe notamment, est la conséquence d’une peur pour la santé mais pas l’expression d’une réelle prise en compte des intérêts des animaux. Leur végétarisme n’est pas forcément positif sur le nombre d’animaux tués si elles mangent du poisson à la place de la viande car il y aura dans ce cas plus de poissons tués. C’est vrai aussi que cela peut donner une image élitiste du végétarisme et aussi l’associer à régime. J’ai souvent eu l’occasion de discuter avec des personnes qui me disaient “moi aussi je suis végétarien-n-e !”, et de me rendre compte dès le début de la conversation que nous n’avions rien en commun, pire, certaines de ces personnes nous considéraient comme extrémistes et ne comprenaient pas du tout le point de vu antispéciste.
Il y a quand même, une augmentation du nombre de végétarien-n-es, qui ne veulent plus participer aux massacres et c’est une avancée positive.

Que pensez-vous du fait de nourrir son chat de façon végétalienne ? C’est vu par beaucoup comme une aberration. Quelqu’un me disait sortir avec son chat quand il le promenait pour s’assurer que celui-ci ne tue pas d’animaux. Ne tombe t-on pas ici dans un comportement quelque peu absurde : c’est comme vouloir militer contre la prédation animale : vouloir imposer aux animaux des facultés purement humaines ? Que pensez-vous des réintroductions d’animaux sauvages comme les loups ? Et le fait d’avoir un animal de compagnie n’est-il pas en lui-même un acte condamnable : on voit ce que cela entraîne, chenils surchargés, trafics monstrueux vers des pays de l’est, et l’animal n’est vraiment là que pour satisfaire un caprice humain ?
Julie : Il s’agit d’une solution à un problème. Le problème s’agissant de continuer à tuer certaines espèces d’animaux jugées comestibles (lapins, bœufs, poulets, poisons) pour en faire vivre d’autres jugées plus dignes et non-comestibles car “de compagnie” (chiens et chats par ex.). D’un point de vue antispéciste, c’est impensable, c’est une aberration. De plus, acheter de la nourriture pour chiens et chats contribue à financer l’industrie de la viande qui rentabilise ainsi même les sous-produits. Ma chatte et mon chien (35kgs) sont végétariens et se portent bien. Je ne sorts pas ma chatte en laisse mais il m’arrive de l’empêcher de manger des insectes car elle n’en a pas besoin pour se nourrir.
La question de la prédation est malheureusement trop souvent considérée du point de vue humain, humanité qui aime si bien se dire que la prédation est naturelle (Sacro-sainte Nature !) pour mieux justifier son propre carnivorisme. Cependant, du point de vue des proies qui souffrent et sont souvent dévorées encore vivantes, c’est tout de suite moins marrant mais ce n’est pas le problème des humains et c’est naturel. Les épidémies aussi sont naturelles et pourtant les humain-e-s essayent de lutter contre coûte que coûte (surtout la vie d’autres animaux) car ils/elles sont directement affecté-e-s. On ne peut pas trouver de solution globale ni immédiate au problème de la prédation, il faut cependant reconnaître qu’il y a là une source de souffrance pour des milliards d’animaux et que l’on pourrait, si l’on cherchait des solutions, y trouver une réponse sur le long terme. Ca me rappelle que je déteste cette expression: “C’est malheureux mais c’est comme ça !”.
Pour le cas des chiens et des chats c’est maintenant possible et permet à des personnes végétariennes et/ou antispécistes d’ « adopter » des animaux rebus d’une société qui les a produits pour le profit et des loisirs égoïstes mais qui n’en sont que les innocentes victimes. Vivre avec d’autres animaux et être antispéciste n’est à mon avis pas incompatible du moment qu’il n’y a pas domination. Je fais par exemple de nombreux efforts pour les animaux dont j’ai décidé de m’occuper, en fonction de leurs intérêts. Vivre avec eux est possible sans les exploiter ni les dominer s’ils n’ont pas de fonction particulière et que l’on n’attend rien en retour.

Association Veg’et Chat, 70 bis rue Richelieu, 30 000 Nîmes (suppléments Vegecat et Vegedog) http://www.vegechat.org

La lutte « anti-humaniste » est souvent interprétée à contresens, comme les accusations de nazis quand on compare le régime subi par les poules et les camps de concentration. Y a t-il méconnaissance des pensées antispécistes ou bien déformation volontaire de ces théories ? Que répliquer aux gens qui osent encore dire qu’il faut s’occuper des hommes avant de penser aux animaux, à l’environnement ?
Julie : Le fait d’être antispéciste ne correspond pas à être “anti-humain” mais par contre, nous sommes contre l’humanisme, c’est à dire l’idéologie qui ne se préoccupe que des intérêts des humain-e-s. J’y vois tout a fait une déformation volontaire de la pensée antispéciste, nous serions des traîtres à notre espèce. Mais dire “notre espèce d’abord” correspondrait par analogie à dire “notre race d’abord”, et concernant le racisme, il est désormais acquis (du moins en théorie) que cette manière de penser n’a fort heureusement plus de justification. Faut-il attendre que plus aucun humain-e- ne meurt de faim, d’exploitation ou de maladie sur terre pour commencer à se préoccuper des autres espèces animales ou de l’environnement ? Ca ne me paraît ni réaliste, ni souhaitable. Dans la vie de tous les jours, il est facile pour chacun-e d’éliminer les produits d’origine animale de sa consommation et d’essayer d’aider des personnes humaines, par des dons, de l’attention ou de la gentillesse, ce n’est pas incompatible.
Pour les personnes qui rejettent toute comparaison entre les camps de concentration et les élevages industriels, et nous traitent de nazis ou d’extrémistes, ce sont des juifs revenus des camps de concentration qui ont fait eux-même cette comparaison :

“Face à eux, tous les gens sont des nazis, pour les animaux, c’est un éternel Treblinka”. (Isaac Bashevis Singer, écrivain)

Ce qui est peut-être pire, c’est que la majorité des humain-e-s trouve normal et justifiée cette exploitation concentrationnaire et l’extermination d’animaux que l’on fait naître pour cette seule finalité.

Les gens ne font plus le rapport viande = morceau de chair... et ceci y compris chez les enfants à qui on évite de dire la vérité trop ouvertement... De même avec toutes les activités ludiques où des animaux sont exploités, cirques, aquariums etc. et on montre aux enfants une représentation sublimée de la réalité. N'est-ce pas un symptôme dans notre société moderne de détachement de la réalité et des conséquences de nos actes ? Certains disent qu'il faudrait faire visiter les camps de concentrations aux enfants pour qu'ils prennent conscience de l'horreur, ne devrait-on pas élargir cela aux abattoirs ?


Julie 2 : Pour répondre à ces questions il me suffit de voir et d'écouter autour de moi!
Voici 2 témoignages significatifs:

* Pour relancer la consommation de bœuf, après les histoires de la vache folle, une pub télévisuelle montrait une belle pomme lisse et verte, avec en voix off le commentaire de son épluchage délicat :
-"...dans le bœuf on enlève la moelle épinière, ceci, cela, etc., il ne reste plus que le muscle..."
Objectif: vous pouvez en manger en toute sécurité. Le tout dans une ambiance soft :
SI CE N'EST PAS DE LA REPRESENTATION SUBLIMEE DE LA REALITE !?

* C’est l’exemple bien connu du poisson pané :
Une instit' de maternelle demande à ses élèves de dessiner un poisson. Oh, surprise ! L'un d'eux dessine un beau carré blanc...
-"Mais qu'est-ce que c'est ?" demande-t-elle à l'enfant.
-"Ben c'est un poisson!" répond-il.
Mais c'est bien sûr ,le petit citadin qu'il est, n'a pas forcément d'autres représentations du poisson que celle du carré blanc
surgelé!
N'EST-CE PAS SIGNIFICATIF D'UN CERTAIN DETACHEMENT DE LA REALITE ?

Dès le plus jeune âge tout est fait pour vendre du rêve : ainsi la consommation va bon train. Jusqu'à quand les terriens se laisseront-ils enfermer dans une telle ignorance pour leur soi-disant confort ? N' y a-t--il pas plaisir à se libérer et libérer de la souffrance, plutôt que de gober parce que : "C'est comme ça !"

Et si ma prochaine sortie scolaire était :"Visite d'un abattoir". But pédagogique :"Responsabilisation des élèves", thème cher à l'éducation national.

Les animaux devraient-ils avoir des droits ? Cela m’apparaît comme une volonté quelque peu anthropocentriste, non ? Qui dit droits dit devoirs, or les animaux sont incapables d’avoir de tels engagements…
Séverine : Nous devrions tous avoir des droits. Moi je dis : qui dit droit ne dit pas forcément devoir, sinon il y a encore domination. N’auraient des droits que ceux qui pourraient remplir leur devoir : ce qui est absurde (il ne viendrait pas à l’idée d’enlever le (peu) de droit qu’ont les handicapés).

N’est-il pas préférable que les changements interviennent par des évolutions de mentalité plutôt que par des faits imposés.
Séverine : L’évolution des mentalités ne s’est jamais faite toute seule. Donc il faut informer le plus possible. Les faits, on ne les impose pas ! Ils sont là, horribles, et personne ne veut rien voir, alors nous, nous sommes là pour montrer la triste réalité et faire en sorte que les choses changent.

C’est déjà la fin ; réactions, projets, souhaits, ambitions, coup de gueule…
Nathalie : Je te remercie de nous avoir donné la possibilité de nous exprimer. J’apprécie les zines (plus ou moins) politisés en général. Ils montrent souvent aussi l’esprit de la ou des personnes investies dans ce projet et peuvent, par conséquent, montrer des facettes personnelles ce qui fait moins peur que les grandes théories. Ils font partis de la presse alternative même si le contenu est souvent superficiel et déjà vu mais reste un bon outil pour un départ de réflexion. C’est par ce biais que j’ai commencé à me politiser.
Au niveau des projets du collectif : toujours informer, faire des actions, mettre en place le site internet, etc. Le 21 décembre 2002, il y a eu une marche « contre la boucherie » à Paris organisée par pas mal d’individu-e-s en se servant de Noël pour faire passer un message par rapport à la consommation de viande. Un site internet a été créé spécifiquement (http://loen.free.fr). En mai 2003, il y aura la 3ème Veggie Pride à Paris (http://veggiepride.free.fr) pour dénoncer la veggiephobie et l’exploitation des animaux.
Si vous souhaitez avoir plus d’information, discuter, échanger, être tenu-e-s informé-e-s, etc. n’hésitez pas à nous écrire.

Collectif antispéciste de Paris
99, av. de la République – Esc. 3
94800 Villejuif
antispe@no-log.org
http://antispéciste.free.fr

Je peux vous conseiller quelques ouvrages :
« L’égalité animale expliquée aux humain-e-s », Peter Singer (2,30 euros aux Editions Tahin Party – 20, rue Cavenne – 69007 Lyon. http://www.tahin-party.org
Cahiers antispécistes - réflexion et action pour l’égalité animale : http://www.cahiers-antispecistes.org
« Les poissons : une sensibilité hors de portée du pêcheur » Joan Dunayer + la pêche : une vrai boucherie » Yves Bonnardel (brochure à prix libre à Emzan c/o Maloka – B.P. 536 – 21014 Dijon cedex. turbulentes@editions.net)
« Dame nature est mythée, seconde mutation » Clémentine Guyard (3,5 euros aux éditions carobella ex-natura – 12, rue du Gazomètre – 69003 Lyon. carobella@free.fr)

Quelques sites :
Avéa (Association végétariste pour l’égalité animale) http://www.aveat.net
Avis (Association Végétarienne d’informations) http://avis.free.fr
Anko (collectif antispéciste du Gard) http://antispekollectif.free.fr
Vegan Tekno (antispé, tekno et diverses luttes…) http://www.vegantekno.org